La préservation de la quiétude au sein de l’habitat est primordiale pour ses occupants afin de mieux se concentrer durant la journée ou pour dormir rapidement la nuit. L’isolation phonique des murs mitoyens se propose comme une opération efficace pour atténuer les bruits indésirables provenant des pièces voisines. Il y a des méthodes incontournables pour réaliser une isolation acoustique optimale de ces murs. Vous devez connaître les différents types de bruits qui vous perturbent, les techniques d’isolations, les matériaux isolants, le tarif de cette opération avant de vous lancer.
Les divers types de bruits qui vous perturbent dans votre logement
| Bruits aériens intérieurs | Bruits aériens extérieurs | Bruits d’impact ou de choc | Bruits des équipements | Bruits des parties communes |
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Les sons aériens circulent dans l’air avant de faire vibrer les surfaces de l’habitation. Ces parois se chargent, par la suite, de transmettre ces vibrations à l’air vers le logement mitoyen. En ce qui concerne les bruits solidiens qui comprennent les bruits d’impacts et de ceux des équipements, le processus est différent : suite au choc, la paroi se met à vibrer transmettant ensuite les vibrations à l’air vers les logements voisins.
Les différentes techniques d’isolation phonique d’un mur mitoyen

Rappelons qu’ un mur est considéré mitoyen lorsqu’il fait partie de la propriété de deux occupants distincts d’un logement et qu’il respecte des critères spécifiques. Deux techniques sont connues pour accomplir l’isolation acoustique de ces murs.
Isolation phonique par doublage sur ossature
C’est la méthode la plus utilisée et la plus efficace si vous cherchez une isolation parfaite de vos murs mitoyens ou des murs intérieurs standard. Elle consiste à concevoir une contre-cloison formée d‘une ossature métallique placée au sol et au plafond. Vous pouvez y installer un matériau absorbant les sons, comme une laine minérale avec une épaisseur d’au moins 45 mm. Une plaque de plâtre de type BA13 est ensuite placée sur cette structure pour garantir l’isolation phonique. En réalité, cette plaque est plus impliquée davantage dans le rôle d’isolation contre les bruits que le matériau situé à l’intérieur de la contre-cloison.
L’efficacité de cette méthode par doublage sur ossature s’explique par la création d’un espace de 10 mm entre la nouvelle paroi et le mur existant. Cela diminue le passage de bruit d’une pièce à l’autre. Pour assurer une isolation efficace et sans fuites, soignez l’étanchéité entre les plaques et les bords de la cloison.
L’adoption de la méthode d’isolation phonique par doublage d’ossature fait évoluer l’isolation aux bruits aériens de 5 à 10 dB tout en consolidant la résistance thermique. Ce traitement est crucial lorsque les murs ont de piètres performances acoustiques, comme les murs faits de matériaux peu épais, tels que les briques ou le mâchefer. Vous avez la possibilité de faire passer les gaines et les câbles derrière la contre-cloison. Vous obtiendrez ainsi des murs avec un aspect plus soigné sur le plan esthétique.
Cette technique s’adapte aux différents types de murs, même ceux qui présentent des irrégularités.Bien que cette méthode offre une excellente isolation acoustique malgré son faible encombrement, ce doublage des murs mitoyens fait environ 7 cm, occupant inévitablement de l’espace dans la pièce.
Isolation phonique d’un mur mitoyen à coller
Une autre méthode adoptée régulièrement pour l’isolation acoustique des murs, qu’ils soient mitoyens ou non, implique l’application directe d’une couche de doublage acoustique le mur support en utilisant des plots de colle. Ce sont des panneaux isolants combinés comprenant de la laine minérale ou du polystyrène élastifié, fixés en usine sur une plaque de plâtre.
Ces revêtements collés sont conçus particulièrement pour les murs plats et en bon état, s’appliquant directement sur le mur à isoler. Si les murs sont endommagés, réparez le mur d’origine pour maintenir la performance isolante du dispositif avant de mettre en place le revêtement.
Afin de perfectionner la technique de doublage collé, nous vous conseillons de choisir une épaisseur de doublage plus importante (pas moins de 10 cm) pour réduire les bruits. Cela entraîne toutefois une diminution de la surface habitable.
L’avantage de cette technique est qu’elle est plus facile et rapide à réaliser. Elle prévient le tassement à long terme du matériau absorbant acoustique utilisé dans les contre-cloisons, même si elle n’autorise pas l’intégration des réseaux. Elle est souvent employée dans les nouvelles constructions mais n’est pas appréciée dans les projets de rénovation.
Isolation avec peinture anti-bruit
Certains fabricants commercialisent une peinture spécialement élaborée pour limiter la propagation des sons. Le souci est que ces peintures dites insonorisantes ne sont que des belles promesses sans le moindre impact sur l’isolation phonique des murs mitoyens. L’application d’une peinture acoustique ne pourra pas être une alternative aux techniques d’isolation expliquées précédemment.
Les tarifs associés à l’isolation acoustique d’un mur mitoyen
En 2017, l’UNTEC ou Union Nationale des Économistes de la Construction, réalise une étude pour l’association QUALITEL. Cette étude est incluse dans un guide sur la rénovation acoustique. Selon ces résultats, l’isolation phonique d’un mur avec une ossature métallique, une plaque de plâtre BA 13 ou une laine minérale avec une épaisseur de 4,5 cm coûte environ 45 euros hors taxes par unité de surface. Ce tarif touche les travaux d’isolation pour un logement avec une surface habitable minimum de 70 m² avec un accès facile.
Il n’inclut pas les autres prestations, comme :
- Désamiantage ;
- Déplombage éventuel ;
- Intégration des réseaux électriques ;
- Peinture ;
- Étude acoustique.
Ce tarif augmente de 55 euros HT par mètre carré si vous adoptez une contre-cloison avec une épaisseur minimum de 10 cm en laine de verre ou de roche sous une plaque de plâtre BA13.
Les matériaux isolants pour les murs mitoyens
Vous disposez d’une gamme d’options pour les matériaux isolations des murs mitoyens de votre habitation, tels que les isolants minéraux, naturels ou organiques. Sélectionnez le matériau en considérant ses capacités isolantes et la technique d’isolation que vous envisagez, que ce soit un doublage collé ou un doublage sur ossature.
Si vous appliquez le doublage sur ossature, privilégiez les isolants poreux car cette technique requiert la circulation libre de l’air tout en respectant une certaine résistance afin de réduire les ondes sonores.Si vous optez pour le doublage collé, le matériau isolant doit être flexible comme la laine minérale, le polystyrène élastifié, et le polyuréthane.

| Laines minérales | Elles sont pratiques pour les deux méthodes d’isolation phonique. Vous avez le choix entre la laine de verre et la laine de roche. Ces matériaux incombustibles offrent des propriétés thermiques efficaces les rendant une option complète et abordable en termes de prix. |
| Mousse polyuréthane | Le bardage double peau monobloc, aussi connu sous le nom de » panneau sandwich », implique l’insertion d’une couche isolante entre les deux revêtements de mur. Le matériau utilisé pour la réalisation de ce procédé est la mousse en polyuréthane. Il est économique et simple à mettre en place. |
| Isolants biosourcés | Ils ont des caractéristiques semblables aux laines minérales, mais avec un tarif plus élevé. Ils ont pour particularité d’être plus écologiques. |
| Polystyrène élastifié | Ce matériau est employé fréquemment dans les panneaux acoustiques pour l’isolation par doublage collé. Évitez l’utilisation d’un polystyrène non élastifié, car il détériore l’isolation acoustique du mur. |


