Chaque année, les factures d’énergies augmentent pour beaucoup de ménages français. Ces derniers se retrouvent dans l’obligation de consacrer une grande partie de leurs revenus (qui n’augmentent pas forcément), à payer le chauffage ou l’électricité.
Cette situation pousse beaucoup de foyers à s’intéresser aux énergies renouvelables. Parmi ces derniers, le solaire jouit d’une certaine popularité parce qu’il peut être facilement déployé. L’installation d’un kit solaire en autoconsommation permet de produire de l’énergie directement consommée par vos appareils. L’autoconsommation peut être totale ou partielle.
Le Kit solaire autoconsommation : définition et présentation
Le Kit solaire autoconsommation est un dispositif destiné à transformer la lumière du soleil en énergie électrique dont vous pouvez vous servir directement pour alimenter vos différents appareils.
Voici la composition de ces kits :
- Panneaux solaires : les panneaux solaires sont les pièces centrales dans un kit. C’est grâce à eux que la lumière du soleil est transformée en électricité ;
- Onduleur : il peut s’agir d’un onduleur central comme il peut s’agir de plusieurs micro-onduleurs. La tâche reste la même. Faire en sorte que le courant continue devienne un courant alternatif ;
- Câblage : sans les câbles, le transport du courant ne pourra se faire ;
- Support de fixation : c’est lui qui maintient en place les panneaux solaires et leur donne la bonne orientation ;
- Tableau de protection : il est composé d’un parafoudre ainsi que d’un disjoncteur. En cas de problème, il coupe l’alimentation pour éviter toute situation grave.
Comment fonctionne un kit solaire autoconsommation ?
Le fonctionnement du kit solaire repose sur des bases scientifiques bien précises. Dans un premier temps, les panneaux qui se trouvent dans le kit captent la lumière provenant du soleil. Cette lumière est ensuite convertie en électricité en suivant un schéma précis. Les panneaux solaires sont composés de cellules photovoltaïques. Ces cellules sont chargées en électrons.
De l’autre côté, la lumière émanant du soleil est saturée en photons, le contact entre les électrons et les photons conduit à la production d’électricité. Mais, il ne s’agit pas du courant tel que vous le connaissez. L’électricité obtenue à la suite de ce processus est un courant continu qui ne peut pas faire fonctionner vos appareils directement.
L’onduleur qui est la seconde pièce la plus importante du dispositif entre alors en jeu. Elle va se charger de transformer le courant continu en courant alternatif. C’est ce courant qui peut être utilisé pour faire fonctionner les appareils du quotidien. Entre l’onduleur et les panneaux solaires, on trouve les câbles. Ce sont également ces derniers qui se chargent de faire parvenir l’énergie produite aux compteurs électriques domestiques afin que vous ayez de l’énergie à utiliser.
Tout ce processus se déroule d’une façon simultanée, il n’y a pas de délai d’attente entre le moment où l’électricité est produite et l’instant où vous mettez en marche votre télévision.

Autoconsommation totale ou partielle : laquelle choisir ?
L’autoconsommation totale désigne une situation dans laquelle vous consommez la totalité de l’énergie produite. Pour y parvenir, vous allez devoir stocker le surplus de l’énergie produite dans la journée dans les batteries. Ainsi, une fois la nuit tombée, ce sont ces batteries qui prendront le relais.
Pour utiliser l’autoconsommation totale, il faut payer un kit solaire contenant une ou plusieurs batteries. Attention, ces derniers coûtent relativement cher. En optant pour l’autoconsommation totale, vous n’allez pas bénéficier de l’aide de l’État.
L’autoconsommation partielle consiste à vendre le surplus d’énergie produite dans la journée et à basculer le soir venu sur le réseau électrique. Si vous n’avez pas des qualités de vendeur, ce n’est pas à vous d’aller démarcher des clients pour votre énergie solaire. Au moment de l’installation, un câblage reliant votre installation au réseau électrique est mis en place.
C’est lui qui se charge d’injecter le reste de votre production directement dans le réseau électrique. Pour calculer vos gains à la fin de chaque mois, vous aurez besoin d’un compteur de type Linky. Cette forme d’autoconsommation est la plus bénéfique. Elle vous permet de profiter des aides de l’État. De plus, vous allez pouvoir amortir plus rapidement votre investissement.
Quelles sont les étapes pour se faire installer un kit panneau solaire en autoconsommation ?
- L’obtention des autorisations administratives ;
- La détermination de la puissance nécessaire ;
- Une mesure de l’espace disponible ;
- Le choix de l’installeur.
L’obtention des autorisations administratives
L’obtention des autorisations administratives est la première étape. L’installation de panneaux solaires est assimilée aux travaux de construction, ainsi vous devez vous adressez à la mairie pour remplir les formalités nécessaires en vue d’obtenir le feu vert. Ces démarches ne prennent pas beaucoup de temps, en quelques jours, vous les aurez complétés. Parfois, l’entreprise qui est censée vous vendre le kit solaire peut vous assister.
La détermination de la puissance nécessaire
De combien de puissance avez-vous besoin ? Tant que vous n’aurez pas la réponse à cette question, ne signez jamais un devis d’installation solaire. La majorité des personnes font le choix de l’offre la moins chère pour se plaindre ensuite de ne pas avoir assez d’énergie à utiliser. Pour avoir une idée du nombre de kWh dont vous avez besoin, additionnez votre consommation sur une période de 12 mois.
Certains fournisseurs d’accès à l’énergie vous proposent d’avoir cette information directement sur leur site. Majoré de 10 % le chiffre que vous aurez obtenu pour avoir la puissance approximative qu’il vous faut. À compter de cet instant, vous connaîtrez avec une certaine précision le type de kit solaire dont vous aurez besoin.
La mesure de l’espace disponible
En fonction de l’espace dont vous disposez et de l’architecture de votre maison, vous aurez le choix entre installer vos panneaux au sol (dans un endroit bien exposé de votre jardin par exemple) ou le faire sur le toit. Il faut prendre les mesures afin de déterminer le nombre de mètres carrés dont vous disposez. Cela est important pour savoir le type de panneaux solaires pour lequel vous pouvez opter.
Retenez que pour les installations destinées à la vente de surplus, les panneaux doivent être obligatoirement placés sur le toit.

Le choix d’un installeur
Il est possible d’installer soit même son kit photovoltaïque si vous êtes bricoleur dans l’âme. Mais, nous vous le déconseillons. Mais, sachez que si vous faites ce choix, vous n’aurez pas droit aux aides de l’État. Et, il vous sera difficile de vendre votre surplus à travers le réseau électrique d’un fournisseur d’accès énergétique. En plus, la moindre erreur pourrait avoir de graves répercussions sur votre sécurité.
Pour cette raison, tournez-vous vers un professionnel encore appelé installeur.Le professionnel doit remplir certaines conditions :
- Avoir une qualification RGE : si vous choisissez un expert qui ne possède pas cette qualification, les aides de l’État ne vous seront pas accordées. Cette qualification est le signe que le professionnel respecte les bonnes pratiques en ce qui concerne la protection de l’environnement ;
- Jouir d’une bonne réputation : faite des recherches sur l’installeur et des avis lui concernant en ligne pour trancher votre choix ;
- Avoir une solidité financière : une entreprise qui est solide financièrement est une entreprise qui fournit un service de qualité ;
L’une des meilleures façons de trouver un installeur est de se tourner vers les services de devis en ligne. Ces plateformes vous fourniront un devis complet, mais provisoire. Une équipe se déplacera chez vous pour une visite technique en vue d’établir un devis définitif.


