Pour être heureux dans une maison, il faut avoir de bonnes sensations. L’une des sensations importantes est le confort thermique. Il varie en fonction de l’ isolation thermique mise en place. L’ isolation thermique intérieure promet un bon confort et une économie sur la facture énergétique.
C’est l’ensemble des procédés techniques mis en œuvre à l’intérieur d’une surface habitable dans l’optique d’améliorer sa performance énergétique. L’objectif principal est de limiter les déperditions thermiques de la maison et de maintenir un confort constant pour ses occupants tout au long de l’année, en hiver comme en été.
Les avantages de l’isolation thermique intérieure
Économies d’énergie
L’isolation intérieure d’une maison permet de réduire la consommation d’énergie. Le traitement des principales sources de déperditions thermiques (combles, murs, ponts thermiques) engendre la diminution des besoins en chaleur et des factures de chauffage.
Meilleur confort thermique et acoustique
Une maison dont les murs sont bien isolés par l’intérieur retient la chaleur en hiver et maintient la fraîcheur en été. Cela augmente le confort tout au long de l’année. L’ isolation intérieure d’une maison permet l’amélioration de sa performance acoustique.
Valorisation du logement
Au cours de la vente d’une maison, sa « valeur verte » est un critère examiné par les acheteurs. Le Diagnostic de Performance Énergétique (ou DPE, noté par les lettres A à G), est capable d’influencer le prix de vente d’une maison. Un bien de classe A ou B se revend 6 à 22 % plus cher qu’un bien similaire classé D.
Préservation de l’aspect extérieur de la maison
L’isolation d’une maison par l’intérieur conserve l’intégrité de la façade. L’ITE est une bonne solution au cas où vous souhaitez améliorer le confort thermique d’une ancienne habitation.

Les matériaux recommandés pour l’isolation intérieure
Il existe plusieurs matériaux sur le marché pour effectuer l’ isolation des murs intérieurs , réduire les déperditions d’un plancher ou renforcer la performance thermique sous peignes. Ces matériaux sont la laine de verre, les panneaux muraux en polyuréthane et les doublages collés en laine minérale. Il y a aussi des isolants biosourcés comme la laine de chanvre et des complexes innovants comme les panneaux isolants sous vide.
Les laines minérales
Cette classe d’isolant comprend la laine de verre, la laine de roche et le verre cellulaire ou la perlite. Ces isolants sont disponibles sous forme de rouleaux souples, de panneaux rigides et semi-rigides, de doubles collés ou en vrac. Les isolants en laine minérale sont prisés pour le traitement des peignes, des murs et des sols. Ils sont légers et économiques et apportent une contribution efficace.
Les isolants synthétiques
Le polystyrène expansé (PSE), le polystyrène extrudé (XPS), le polyuréthane (PUR) appartiennent à cette classe d’isolant. Ils sont disponibles sous forme de panneaux ou de mousses et sont appréciés en isolation intérieure pour leur résistance mécanique, leur épaisseur réduite et leur efficacité. Comme applications, nous avons l’isolation des murs avec des panneaux de double polyuréthane, posés directement sur le support. Il y a aussi les sols en panneaux de polystyrène expansé, sous chape de béton.
Les isolants biosourcés
Cette classe d’isolant comprend la laine de chanvre, la fibre de bois, la laine de mouton, le liège, la plume de canard, le textile recyclé. Les isolants biosourcés sont issus de matières renouvelables et recyclables. Ces qualités font d’eux des matériaux adaptés à l’habitat écologique.
Les biomatériaux sont aussi efficaces que les isolants classiques et sont appréciés pour leurs performances acoustiques et leur confort de mise en œuvre, ils permettent de faire l’isolation des :
- Murs par l’intérieur en utilisant des panneaux de fibre de bois ;
- Planchers avec des rouleaux de laine de coton ;
- Rampants de toiture en utilisant des panneaux semi-rigides de laine de chanvre.
Les isolants sous vide
Les panneaux isolants sous vide (PIV) sont adaptés à l’isolation des parois intérieures verticales. Ces matériaux sont une alternative intéressante à la problématique de la réduction de la surface habitable vu leur faible épaisseur : 1 cm d’isolant sous vide équivalent à 9 cm de laine minérale.
Les isolants minces
Les isolants minces sont des matériaux composites ayant des épaisseurs entre 0,5 et 3 cm. Ils sont appelés « isolants multicouches » ou « isolants réfléchissants » et sont constitués de couches de matériaux divers (feutre, laine, coton, polyéthylène à bulles), revêtues de feuilles d’aluminium. La résistance thermique de ces matériaux varie en fonction du nombre de couches qui les composent.

Les techniques d’isolation des murs par l’intérieur
Les murs donnant sur l’extérieur sont à l’origine de 20 à 25 % des déperditions caloriques dans une habitation peu ou pas isolée. L’ isolation thermique des murs par l’intérieur permet d’obtenir des gains en économies d’énergie et en confort. Elle élimine la sensation de paroi froide. Deux systèmes d’isolation thermique intérieur sont mis en place.
Le doublement sur ossature
Le doublage sur ossature est une technique d’isolation qui consiste à appliquer un isolant rigide ou semi-rigide le long des murs. Le tout est affirmé plus tard d’une plaque de plâtre fixée sur une structure rapportée d’éléments métalliques ou composites. Il s’agit d’une pose à « sec » qui est adaptée à tous types de murs. En adoptant cette technique d’isolation, vous avez une grande liberté dans le choix des isolants et des épaisseurs. Le choix varie en fonction des performances souhaitées : isolation avec de l’ouate de cellulose, de la laine de verre, ou de laine de roche.
Le double collé
Le double collé consiste à mettre en œuvre un complexe isolant qui associe un panneau isolant et une plaque de plâtre, fixés aux parois du logement par un mortier adhésif. Il s’agit d’une solution 2 en 1, un système « humide » qui ne nécessite pas d’ossature pour le maintien de l’isolant et du parement de finition.
Le doublement collé est adapté aux murs bien plans. Il est conseillé dans les maisons neuves et a plusieurs avantages :
- Le choix de plusieurs isolants : panneau en polystyrène expansé ou en polyuréthane mince, doublage collé en laine minérale ;
- La simplicité et la rapidité de l’installation ;
- L’entreprise au sol est limitée.
Les techniques d’isolation sous toiture
La toiture d’un ancien logement est responsable de près de 30 % des pertes de chaleur. L’isolation sous toiture est une priorité lors des travaux de rénovation. L’ isolation thermique par l’intérieur est une bonne solution, car sur une couverture saine, elle n’implique pas de travaux supplémentaires. Il existe plusieurs procédés d’isolation, applicables en fonction de la nature des peignes et de leur emploi.
L’isolation des combles aménageables
L’isolation des rampants de toiture et des pieds de pente de toit est importante au cas où vous souhaitez agrandir la surface habitable en exploitant des combles aménageables. Pour isoler ces espaces, il faut intercaler entre les chevrons de la toiture une épaisseur d’isolant : laine de roche, laine de bois ou laine végétale. Pour assurer la protection et la respiration de l’ouvrage, il faut le compléter par la pose d’un écran de sous toiture et d’une membrane d’étanchéité du côté « chaud » de l’isolant.
L’isolement des combles perdus
Au niveau des combles perdus, c’est-à-dire non habitables, c’est le plancher qui sera isolé. Il existe deux procédés :
- L’isolation par soufflage mécanique de flocons de laine minérale ou d’ouate de cellulose. Ce sont des matériaux économiques et légers qui permettent d’atteindre de bonnes performances. Cette technique se fait dans des peignes difficiles d’accès, par un piège ou par une ouverture ménagée dans la toiture ;
- La pose de laine de verre à dérouler sur le plancher des peignes accessibles : c’est une solution traditionnelle qui permet d’obtenir de bons résultats en monocouche, avec des isolants de forte épaisseur et qui est peu coûteux. Cette solution est préconisée pour des combles aménageables ultérieurement.


