Par combles, on entend ces espaces qui séparent le dernier plancher d’un bâtiment et la toiture. Il s’agit d’une zone dans laquelle l’espace d’air s’échappe en permanence dans un bâtiment, c’est pourquoi vous devez vous y intéresser lorsque vous engagez des travaux d’isolation thermique. D’ordinaire, le toit représente environ 30% de déperdition de chaleur dans une maison.
En construction, on peut opter pour des combles rampants ou pour des combles non aménageables. Dans le dernier cas, les combles ne peuvent pas être utilisés comme surface habitable. Quoi qu’il en soit, l’isolation obéit à des contraintes particulières. Après les techniques recommandées et les matériaux à choisir, évoquons les économies d’énergies réalisées suite à une isolation des combles perdus.
Les principales techniques d’isolation thermique des combles perdus et les précautions à prendre
Les précautions à prendre
Quelle que soit la technique d’isolation des combles perdus, il y a des précautions qui doivent être prises en amont. Ces préalables concernent les normes à respecter et le chantier à préparer. En ce qui concerne les normes, la DTU 45.11 fixe quelques conditions pour le soufflage des combles perdus. Elle impose une visite technique du professionnel avant son intervention pour lui permettre de prétendre aux aides financières éventuelles.
Pour la préparation du chantier, le professionnel s’assure d’abord de l’état de vos combles. Comme l’étanchéité à l’eau de la toiture, les éléments de charpente doivent être en bon état.
La préparation du chantier consiste ensuite à :
- Débarrasser les combles en les vidant ;
- Déposer l’ancien isolant;
- Délimiter la zone à isoler en mettant en œuvre des déflecteurs devant les entrées d’air des combles afin de permettre une bonne ventilation du volume.
Les techniques de mise en œuvre
L’isolation thermique des combles perdus d’une maison peut se faire suivant deux techniques, tout dépend des besoins et des contraintes :
Isolation par soufflage
C’est une méthode d’isolation qui peut être mise en œuvre depuis l’intérieur ou depuis l’extérieur du bâtiment. Suivant la configuration des lieux, le professionnel peut choisir de passer par la toiture. Il devra donc détuiler une partie du toit pour accéder dans vos combles.
Le procédé d’isolation est relativement simple. Après avoir préparé la surface à isoler, il souffle entre les fermettes et les solives de la laine minérale (roche ou verre) en vrac. L’épaisseur minimale à déposer est de 30 cm et en fonction de la résistance thermique que l’on souhaite atteindre, cette épaisseur pourra être plus importante.

L’isolation par soufflage est la méthode la plus rapide, car après la préparation du chantier, les combles perdus seront isolés en quelques heures. Elle permet d’atteindre d’excellents rendements et de répondre aux attentes de la réglementation thermique (RT 2012).
Isolation des combles perdus : la technique de pose de rouleaux
C’est la deuxième méthode d’isolation des combles perdus. Plus technique et coûteuse, cette méthode est moins recommandée par les professionnels. La pose des rouleaux isolants se fait concrètement en 2 couches d’isolants. Pour créer un pont thermique à cet endroit, on pose la première couche entre les solives.
On recouvre les solives avec la deuxième couche question d’assurer la continuité de l’isolation. Vous pouvez opter pour une solution monocouche, mais elle sera moins efficace en termes de traitement des ponts thermiques. Pour réussir cette méthode de pose, aucune machine spécifique n’est exigée.
Quels sont les matériaux recommandés pour isoler efficacement les combles perdus ?
Les différents types d’isolants
Pour isoler les combles en général, vous pouvez opter pour des isolants à base de matières naturelles ou des isolants synthétiques. Des isolants minces sont également proposés sur le marché.
Les isolants synthétiques pour combles perdus
Les produits synthétiques pour isoler les combles perdus sont majoritairement issus de l’industrie pétrochimique. On retrouve ici le polystyrène expansé ou extrudé et le polyuréthane. Le premier est un produit léger issu du pétrole brut présentant une forte résistance mécanique. Le second, plus respectueux de l’environnement, est constitué de petites bulles d’air. Il présente d’excellentes performances thermiques et une bonne étanchéité.
Les isolants naturels
Dans cette famille d’isolants pour combles perdus, on retrouve les isolants d’origine minérale, végétale et ceux des isolants écologiques. Les matières minérales sollicitées pour l’isolation des combles perdus sont la laine de verre (mélange de verre recyclé et de sable) et la laine de roche (extrait de la roche volcanique). Elles sont disponibles en flocons, en panneaux et en rouleaux et protègent contre le froid et les chaleurs estivales.
Parmi les matières végétales pour isoler les combles perdus, on cite la laine de chanvre, un produit distribué en vrac, en flocons et en panneaux. Le liège rentre dans ce registre compte tenu de ses bonnes propriétés thermiques et phoniques. On peut également citer la laine de bois qui sert à la fabrication des panneaux semi-rigides ou rigides destinés à l’isolation thermique des différents combles.
Concernant les isolants écologiques pour combles, on fait principalement référence à la ouate de cellulose. Fruit du mélange du sel de bore et des journaux recyclés, cette matière s’avère efficace en isolation thermique et protège le logement contre les incendies, les moisissures, les rongeurs et l’humidité.
Les isolants minces pour combles perdus
Voici la dernière famille d’isolants pour combles. Elle regroupe des produits spéciaux destinés à compléter d’autres matériaux d’isolation des combles. Ces produits sont généralement constitués de deux éléments. Le premier, c’est un réflecteur qui obstrue les passages d’air dans le logement.
Le second concerne deux films qui servent à réfléchir les rayonnements thermiques. Ces isolants ont une faible épaisseur, cela facilite leur mise en œuvre. Notez par aussi qu’ils résistent aux rongeurs et à l’humidité.
Le choix de l’isolant pour combles perdus
Parmi les isolants évoqués plus haut, aucun n’est parfait pour les combles perdus. Le choix dépend essentiellement de vos critères préférentiels. Autant que possible, évitez les solutions issues de la pétrochimie. Même s’ils sont performants en hiver, ils n’apportent aucune protection en été.
Si vous souhaitez faire un choix économique, optez pour la laine de verre. Pour l’isolation des combles, c’est l’isolant le moins coûteux et le plus utilisé. Bien connu des artisans, ce produit possède une densité faible. Le risque d’inconfort en été est non négligeable. Avec une conductivité thermique de 0.03 W/m. K à 0.04 W/m. K, ce choix est à privilégier, si vous recherchez le confort d’hiver au meilleur prix.
Si vous souhaitez plutôt vous tourner vers des solutions écologiques, recyclables ou recyclées, vous avez la possibilité de choisir des isolants écologiques, dotés d’une excellente résistance thermique. C’est le cas de la laine de chanvre, la laine de bois, de roche, la ouate de cellulose, le textile recyclé, la laine de mouton ou celle de coton.

Quelles sont les économies d’énergie liées à l’isolation des combles perdus ?
Pour une isolation de combles perdus, hors aides financières, vous devez prévoir autour de 35€ le m². Ce montant est variable en fonction de l’épaisseur de l’isolant, de la surface à isoler et d’autres facteurs. C’est dire que l’isolation des combles perdus représente un investissement conséquent au départ.
Rappelons qu’en matière de déperdition énergétique et thermique, les combles sont souvent cités en premier rang. Environ 30% des déperditions de chaleur dont souffrent les vieilles bâtisses proviennent de leurs toits. Cela peut être dû à l’épaisseur des matériaux isolants qui n’est plus conforme, ou leur intégrité et leurs propriétés thermiques qui se sont altérées.
Dans le cadre de travaux de rénovation énergétique, il est utile de considérer les combles perdus. Il faudra atteindre une résistance thermique d’au moins 7 m². K/W pour impacter significativement la consommation d’énergie.


